~La Renaissance - XVIème Siècle -~L'Europe entière, car déjà à cette époque le mot Europe devenait très fréquent aux lèvres des politiciens, changé au niveau littéraire et culturelle et même scientifique. Ce fut la venue des Cabinets de Curiosités, qui ne sont autres que nos musées modernes. On y trouvait de tout, d'objets d'antiquités aux animaux empaillés. Ces magasins étaient considérés comme des "chambres de merveilles", allant jusqu'à trouver des items introuvables.
Ces Cabinets de Curiosités étaient très appréciés par les habitants, trouvant de tout à des prix raisonnables, mais il faut savoir que parfois les articles étaient des placebos : du sang séché de dragon, des cornes de licorne. Des choses invraisemblables, du Merveilleux. Ces produits étaient pourtant les plus vendus ! Les habitants s'y jetaient dessus, les achetant parfois à des prix dérisoires et les utilisant comme des portes bonheur, ou au contraire, comme des objets de malédiction.
Les années passèrent, et la souveraineté remplaça le système féodal en France. François Ier proclama la langue française comme la langue officielle et l'administration compta peu de fonctionnaires, mais ils étaient tous des plus habiles et fidèles à leur roi, la preuve, certains allèrent justement à ces Cabinets de Curiosités, satisfaire leur souverain, en achetant des animaux du Merveilleux empaillés créant des spectacles.
Mais au fil du temps, les propriétaires de ces Cabinets de Curiosités perdirent peu à peu de leurs clientèles, ne changeant guère leurs articles. Ils firent donc appels à des nobles, fonctionnaires à l'administration du Palais, pour avoir de nouvelles idées, par l'intermédiaire de leur bon roi afin de satisfaire toutes ses envies. C'est ainsi qu'ils créèrent des Merveilles bien plus merveilleuses mais dans le sens contraire au mot. Les animaux empaillés devinrent des monstres empaillés combattus pendant les spectacles par de valeureux soldats. Mais le spectacle n'était jamais assez "spectaculaire" alors il désira plus, encore et encore, faisant appel à des nobles qui créèrent des artifices, et autres phénomènes chimique. La Cour du Roi devenait un véritable cirque ambulant. Mais les gens se lassaient surtout face à des animaux empaillés.
Les idées restèrent sans fondement, bien trop irréalisables et dangereuses pour les bouffons et comédiens. Et pourtant... Ce fut lors d'une journée des plus sublimes, qu'un noble proposa aux siens une idée des plus farfelues et il suggéra même d'en être le premier cobaye, ce qui fut refuser. Ils descendirent dans les oubliettes, à la recherche d'un prisonnier jeune et robuste. Qui sait ce que ça pourrait réserver ? Les conséquences ? Se serait bien dommage qu'un noble meurt ainsi ! Mais un prisonnier ? Qui se soucierait de sa disparition ? De sa mort ? C'est tellement plus simple d'inventer une histoire de suicide ou d'une maladie qui l'aurait emportée soudainement.
Ce fut dans leur salle d'étude, qu'ils l'amenèrent, lui faisant subir plusieurs injections de produits chimiques. Vous me direz, pourquoi ? Quelle était cette idée farfelue de ce noble ? Que recherchait-il ? L'originalité, le stupéfiant, le Merveilleux en lui-même mais vivant et non empaillé. Le Sublime allié à l'horreur. Ce prisonnier deviendrait un spectacle à lui tout seul, il attirerait les foules qui applaudiront le Roi pour sa bonté et sa grandeur d'âme, son génie pour amuser sa Cour.
Mais malheureusement, le soir de la représentation tout ne se passa pas comme prévu. durant les deux jours où les nobles s'étaient adonnés à leurs expériences chirurgicales et veineuses, injectant produits sur produits, à la recherche de l'être le plus parfait dans l'horreur physiologique, le cobaye n'avait émis aucune plainte. Il refusait juste la nourriture et l'eau lors de son réveil. Cependant, ce soir-là, lorsqu'il se retrouva face au Roi, devant sa Cour, les nobles, pour édifier son spectacle, il hurla de douleurs, les yeux injectés de sang, ses canines s'allongeant, ses mains, sa peau, se modifièrent. Les gens applaudirent trouvant le spectacle des plus glorifiant, hurlant de joie. Quel magnifique comédien ! Pourtant la joie disparue lorsque l'être se jeta sur la foule, massacrant, tuant, le tout à une vitesse dépassant les limites humaines, à une puissance de bœuf. Les soldats se jetèrent sur lui, l'attaquant mais il s'enfuit, laissant derrière lui plusieurs corps sans vie et légèrement blessé.
Le roi apostropha ses nobles cherchant une explication.
"Nous avons créé un Cœur de Sang..." leur répondirent-ils, le regard apeuré.
~XVIIème siècle - En Europe : Allemagne~22H40 - Mogelbräu - Bar/Restaurant du 4ème Arrondissement de Berlin-La salle de restauration était à son comble, les clients prenant leur repas, discutant, une douce musique, les verres trinquant, les robes des demoiselles étincelant sous le doux éclairage. Un repas de soirée comme un autre.
"Un whisky avec glaçons pour la troisième table."Le serveur, se déplaça, un sourire aux lèvres vers l'entrée pour accueillir le nouvel arrivant. Peau pâle, yeux baissés, il commença par lui demander si il allait bien, lui proposant de se rendre aux toilettes avant de s'asseoir et de passer commande. L'homme acquiesça d'un signe de tête et suivit le garçon jusqu'aux toilettes où il se passa de l'eau sur le visage.
"Vous sentez-vous mieux ?"L'homme se tourna vers lui, les mains tremblantes. Il se jeta ensuite sur lui...
~XVIIIème siècle - En Asie - Chine : Xinjiang~23H18 - Rues - Fête de la Toussaint QingMing -Ambiance festive, joie, commémoration. Des moments agréables comme des moments de nostalgie. Les gens allaient et venaient dans les rues, les bras portant des plats à manger en famille ou entre amis, parlant du bon temps et du passé, se rendant à des temples pour prier, penser à des vœux, espérant qu'ils soient un jour exaucés.
Un jeune homme sort d'un temple, se dirigeant calmement vers son domicile, l'air serein, pensant, réfléchissant à l'air frais nocturne du mois d'avril, tournant dans le coin d'une rue, prenant un raccourci, la fatigue décidée à bientôt le terrasser. Un chat le fit sursauter, descendant soudainement d'un couvercle de poubelle qui tomba sur le bitume. Des couinements se firent entendre, un rat s'éclipsa. Le jeune homme fit un grimace, n'appréciant pas ses bestioles mais curieux, comprenant pas pourquoi malgré la fuite du rat, il y avait encore des couinements audibles. Il s'approcha de la poubelle ou un bras dépassa, rongé jusqu'à l'os par les rongeurs.
Un cri, des pas rapides, une fuite et une diligence bien plus tard.
~De nos jours - XXIème siècle - ~~Shihashi~Les "Vampires", sont devenus si nombreux que certains Hommes ont décidé de les traquer. Leurs raisons ? Diverses : vengeance, dégoût, curiosité. Tout s'enchaîna si bien, qu'à part les personnes les plus ordinaires, la nuit était peuplée de traqueurs et d'Êtres de la nuit.
Ne comptant pas plus de 150 000 habitants, région possédant aussi bien la mer, la campagne et la montagne, se bat avec l'évolution anormale des "vampires", si nombreux, qu'une ville de taille minime fut construite aux alentours de celle des humains.
~Décembre 2008~Shihashi entame les décorations de Noël et autres festivals pour embellir cette ville qui ne compte plus le nombre de ses disparitions. Joie, ivresse laissent la place à la peur.
A cause d'un froid hivernal peu commun, nombre d'habitants tombèrent malade et une maladie depuis longtemps oubliée, refait surface en emportant les victimes par dizaine : la grippe espagnole.
Les docteurs restèrent comme immobilisés par cette recrudescence qu'ils n'arrivèrent plus à calmer. Aucun médicament ne pouvait calmer les symptômes et la vitesse de sa contagion. De l'hôpital, les patients furent transférés au Centre X de la ville, à la recherche d'un antidote qui mettrait fin à cette épidémie terrifiante. Cependant, c'était sans compter aux effets indésirables qui se comptèrent sur un seul doigt de la main : une métamorphose des plus étranges en loup-garou. Les scientifiques, plus amusés que terrifiés par leur découverte, les surnommèrent les Lycaons. D'abord étudiés comme en bonne santé, la maladie ayant disparue, ils les relâchèrent à leur vie des plus ordinaires, les considérant comme des cobayes, leur tatouant au creux de leur nuque un code barres que seuls, ils pouvaient identifier et accéder au dossier de la personne.
Shihashi compte à présent deux ennemis : les "vampires" et les lycaons. Vous nous demanderez pourquoi ? La raison est des plus simples : les vampires ne se cachent plus, bien au contraire, leur nombre grandit de plus en plus et la ville humaine est une vraie réserve de nourritures. Les traqueurs se doivent d'être presque, chaque nuit, à leur recherche pour éviter des crimes les plus atroces, une véritable guerre intestine. Les lycaons, être nouvellement créé par la folie des chercheurs, d'apparence humaine mais animale les nuits de pleine lune, tuent involontairement afin de calmer leurs pulsions. Les traqueurs possèdent donc un nouvel ennemi, tout aussi redoutable que le premier. Qu'adviendra-t-il des Hommes ? La maladie, quant à elle, court toujours... .
[size=18]~Novembre 2009~[size]
Incendies, meurtres... La ville devient une boucherie lorsque la nuit se révèle. Certains traqueurs se sentent obligés de s'associer au Centre X afin de posséder des armes plus puissantes et efficaces contres ces créatures devenant si puissantes que leurs armes deviennent presque inutiles.
Se considérant d'une extrême importance, le laboratoire s'investit, embauchant nombre de traqueurs, leur faisant tester des armes, moyennant argent et protection de leurs proches lorsque la nuit tombe.
Les habitants petit à petit fuient la ville, voulant échapper à l'horreur indicible le jour mais qui vous tient chaque nuit, multipliant les insomnies.
L'armée devient même une candidate primordiale à la protection des habitants lorsque l'obscurité se montre, parcourant les rues armés jusqu'aux dents.